Auteur/autrice : Gonzalo Urdiales

  • « Il n’y a pas de bulle immobilière, mais les prix ne peuvent pas monter éternellement »

    « Il n’y a pas de bulle immobilière, mais les prix ne peuvent pas monter éternellement »

    Urbanitae aborde une fin d’année décisive. La plateforme de crowdfunding immobilier termine 2025 avec une activité intense de projets et le défi de consolider son expansion internationale. Son CEO, Diego Bestard, revient dans cette interview sur les défis d’un marché aux prix record, l’évolution des rendements et le rôle que joueront les nouveaux produits et marchés de l’entreprise.

    La dernière ligne droite de l’année est cruciale pour Urbanitae. Que peuvent attendre les investisseurs d’ici la fin de 2025 ?

    Le dernier trimestre concentre généralement plus de la moitié du volume financé. En septembre, nous avons déjà lancé plusieurs projets et, d’ici la fin du mois, nous en ajouterons jusqu’à sept autres. Octobre, novembre et décembre suivront le même rythme. Cela ne signifie pas que nous forçons les délais : c’est le promoteur qui fixe l’urgence, pas nous. Nous ne lésinons jamais sur l’analyse, nous réalisons toujours la due diligence avec des entreprises externes et le comité d’investissement est de plus en plus exigeant. Nous avons étudié trois fois plus d’opérations qu’en 2024, mais en avons approuvé un nombre similaire. Cela démontre que nous privilégions la qualité à la quantité.

    Certains investisseurs se plaignent que la publication des projets est trop rapide. Comment gérez-vous cela ?

    Il est vrai qu’il nous est arrivé de publier des opérations à quelques jours d’intervalle, mais cela est dû au besoin du promoteur de clôturer le financement. Notre intention n’est pas d’accélérer artificiellement le processus. Nous donnons toujours au moins 48 heures de préavis et laissons généralement plusieurs jours pour que les investisseurs puissent étudier l’opération. De plus, nous organisons des webinaires, produisons des vidéos et publions des informations détaillées afin qu’ils puissent analyser chaque projet sereinement. Notre engagement est que l’investisseur dispose du temps et des ressources nécessaires pour décider.

    « Nous n’avons perdu aucun capital dans aucun projet, même dans un contexte historique »

    Comment décririez-vous la situation actuelle du marché immobilier espagnol ?

    Nous restons confrontés à un déséquilibre évident : beaucoup de demande et peu d’offre. Cela fait que tout ce qui arrive sur le marché se vend, même à des prix de plus en plus élevés. Cela exclut une partie de la demande locale dans les zones soumises à une forte pression internationale. Sommes-nous dans une bulle ? Je ne le crois pas. Le secteur n’est pas surendetté et l’on construit moins que la demande. Les prix ne peuvent pas monter éternellement, mais je n’anticipe pas non plus un effondrement comme en 2008. Le scénario le plus probable est une stabilisation et que l’inflation ajuste les valeurs réelles dans les prochaines années.

    Avec un tel appétit des investisseurs, les rendements diminuent-ils ?

    Sur la dette, il peut effectivement y avoir une pression à la baisse. Aujourd’hui, nous offrons entre 10 % et 12 %, mais il est prévisible que nous voyions davantage d’opérations autour de 8 %. Cela reste toutefois très attractif par rapport à la moyenne européenne. Sur l’equity, la logique est différente : nous assumons le risque industriel de la promotion et le rendement cible se situe entre 15 % et 20 % annualisés. En dessous de ces niveaux, investir n’aurait pas de sens. Si le marché ne permettait pas d’atteindre ces rendements, nous cesserions de faire de l’equity et chercherions d’autres alternatives.

    Certains projets récents ont restitué des rendements inférieurs aux prévisions. Qu’est-il arrivé ?

    Cela s’explique par des facteurs extraordinaires : la guerre en Ukraine, l’augmentation du coût des matériaux, les perturbations logistiques liées au covid ou la hausse des taux d’intérêt. Tout cela a retardé les travaux et augmenté les coûts. Malgré cela, je tiens à souligner que nous n’avons perdu aucun capital dans aucun projet. Nous avons eu des retards et des bénéfices moindres, mais nous avons toujours restitué les fonds investis. Si le pire scénario est de récupérer sa mise, je pense que c’est une excellente nouvelle. En fait, le TRI moyen cumulé de nos projets déjà restitués reste de 13 %. Cela démontre que le modèle fonctionne même dans des circonstances adverses.

    « Si le pire scénario pour un investisseur est de récupérer son argent, souhaitons que ce soit toujours le cas »

    Urbanitae sera présent au salon The District à partir du 30 septembre prochain. Qu’attendez-vous de cet événement ?

    C’est un environnement naturel pour nous : un lieu de rencontre entre investisseurs et promoteurs. Nous participerons à plusieurs tables rondes sur l’investissement, la fintech et l’innovation dans le secteur immobilier. Pour Urbanitae, c’est une occasion de renforcer les liens avec des acteurs clés et de partager notre vision.

    Quelles nouveautés prépare Urbanitae à l’international et en matière de produits ?

    L’Italie sera notre prochain marché, avec un premier projet que nous espérons lancer prochainement. En France, nous sommes également très avancés : nous venons d’intégrer un directeur pour ce pays et nous étudions déjà plusieurs projets. Nous restons très prudents : nous préférons avancer lentement, en sécurisant les garanties, plutôt que de faire un faux pas. Parallèlement, nous développons des projets non résidentiels —hôtels, coliving, résidences étudiantes— et continuons de consolider Urbanitae Academy et Direct Investments, qui nous offrent déjà un large potentiel.

  • Principal investing : ce que c’est et comment cela fonctionne

    Principal investing : ce que c’est et comment cela fonctionne

    Dans le domaine financier, le terme principal investing désigne une stratégie dans laquelle les institutions financières, les sociétés de capital-investissement ou même les particuliers investissent leur propre capital directement dans des actifs, des entreprises ou des projets. Cela diffère des opérations traditionnelles où ils agissent en tant qu’intermédiaires ou gestionnaires de fonds de tiers. Dans le principal investing, les investisseurs assument directement les risques et les bénéfices, avec pour objectif principal de générer des gains grâce à l’appréciation du capital, aux dividendes ou aux intérêts.

    Cette approche permet aux institutions de disposer d’un contrôle plus direct sur leurs investissements, ce qui leur permet d’intervenir activement dans la gestion et la direction stratégique des actifs dans lesquels elles investissent. Dans cet article, nous expliquerons comment fonctionne le principal investing, ses stratégies clés et ses perspectives d’avenir.

    Qu’est-ce que le principal investing ?

    Le principal investing consiste à utiliser des fonds propres par des institutions financières ou des particuliers pour acquérir des actifs, des actions ou des biens dans le but d’obtenir des rendements significatifs. Cela implique que l’investisseur assume l’entière responsabilité financière et les éventuels gains ou pertes associés. Un exemple classique est celui des grands établissements bancaires d’investissement qui acquièrent des entreprises entières, financent des projets d’infrastructure ou développent des biens immobiliers commerciaux. Dans ce type d’investissement, les participants ne dépendent pas des clients ou des investisseurs externes, mais cherchent à maximiser le rendement de leurs propres ressources. Des secteurs comme la technologie et l’immobilier sont souvent des cibles du principal investing en raison de leur fort potentiel de croissance et de rentabilité. Dans le secteur immobilier, par exemple, un fonds peut acquérir des terrains pour construire un complexe résidentiel, espérant générer des revenus tant par la vente des logements que par l’appréciation de la valeur du terrain.

    Comment fonctionne le principal investing

    Le principal investing suit un processus structuré qui va de la sélection des opportunités à la gestion active des actifs acquis. Les étapes les plus importantes incluent :

    1. Sélection des opportunités : Les investisseurs analysent les secteurs et les actifs à fort potentiel de croissance ou de revenus. Cela peut inclure des startups technologiques, des projets d’infrastructure ou des biens immobiliers. 2. Analyse et évaluation des risques : Avant de s’engager, les investisseurs effectuent des études approfondies pour comprendre les risques associés et évaluer la viabilité financière. 3. Gestion active : Contrairement à d’autres modèles d’investissement, le principal investing nécessite généralement une participation active dans la gestion des actifs. Cela peut impliquer la prise de décisions stratégiques, la restructuration opérationnelle ou la mise en œuvre de plans de croissance. 4. Sortie ou monétisation : En fonction de l’horizon temporel et des objectifs, les investisseurs décident comment récupérer leur capital, que ce soit par la vente de l’actif, l’émission d’actions ou la génération continue de revenus.

    Stratégies et exemples pertinents

    Le principal investing englobe diverses stratégies visant à maximiser le rendement tout en gérant les risques. Ces stratégies incluent généralement :

    • Diversification : Investir dans différents secteurs ou types d’actifs pour réduire l’impact des fluctuations du marché.
    • Investissements protégés : Certaines sociétés recourent à des instruments comme des obligations protégées pour minimiser les pertes dans des scénarios défavorables.
    • Participation active : Dans le cas des acquisitions d’entreprises, l’investisseur peut influencer directement les décisions pour augmenter la valeur de l’entreprise.

    Des exemples notables de principal investing incluent :

    • Berkshire Hathaway : Dirigée par Warren Buffett, cette société utilise des fonds propres pour investir dans des entreprises comme Apple et Coca-Cola, générant des rendements à long terme.
    • Sequoia Capital : Connue pour son approche des startups technologiques, elle a investi dans des géants comme Google et LinkedIn, tirant parti de leur potentiel de croissance exponentielle.
    • SoftBank Vision Fund : Ce fonds a connu un succès significatif avec DoorDash, augmentant sa valeur pendant la pandémie, bien qu’il ait également rencontré des défis avec des investissements moins réussis.

    Impact et perspectives

    Le principal investing ne contribue pas seulement à la croissance de secteurs clés comme la technologie ou l’immobilier, mais il reflète également le potentiel d’une stratégie qui combine contrôle direct, flexibilité et rendements élevés. Cependant, cette pratique exige une analyse rigoureuse et des compétences de gestion exceptionnelles en raison de la forte exposition au risque financier qu’elle comporte. Dans un environnement économique mondial de plus en plus dynamique, le principal investing reste un outil puissant pour identifier et capitaliser sur les opportunités d’innovation et de croissance. Son succès dépend de la capacité des investisseurs à évaluer le marché, à diversifier stratégiquement et à s’engager dans une vision à long terme, maximisant ainsi les bénéfices tout en minimisant les risques.

  • Comment se crée la richesse : la vision de Rainer Zitelmann

    Comment se crée la richesse : la vision de Rainer Zitelmann

    Que faut-il pour être riche ? C’est la question clé que Rainer Zitelmann cherche à résoudre dans son livre Liberté financière : Comment créer de la richesse et la conserver. Une chose devient claire dès le départ : la plupart des gens qui ont réussi à accumuler une grande richesse l’ont fait par le biais de l’entrepreneuriat et des investissements. Mais comment ces personnes ont-elles commencé et quels traits de caractère avaient-elles ?

    L’argent apporte-t-il le bonheur ?

    Au début du livre, Rainer Zitelmann cite des exemples de gagnants de loterie qui ont rapidement obtenu une grande somme d’argent pour la perdre tout aussi rapidement. Ces cas pourraient nous amener à penser que l’argent n’est pas la cause du bonheur, mais plutôt du malheur, car ces individus n’auraient pas eu à faire face à la misère, aux dettes ou à l’insolvabilité s’ils n’avaient jamais amassé de fortune.

    À cet égard, l’auteur examine diverses études, qui suggèrent que la richesse influence en effet le bonheur. Ces études ont montré que « les personnes ayant des niveaux de revenus plus élevés sont plus satisfaites de leur vie. Étonnamment, même à des niveaux de revenus annuels supérieurs à 120 000 dollars, cette corrélation positive reste pleinement applicable. »

    Encore une fois, le message clé ici n’est pas comment obtenir l’argent, mais comment le garder : « Il est important de souligner que le montant d’argent qu’une personne possède à un moment donné est bien moins important que ce que cette personne fait de son argent. » En même temps, Zitelmann est sceptique à l’égard de ceux qui minimisent l’importance de l’argent. « Il y a beaucoup de gens qui prétendent ne pas se soucier de l’argent… parce qu’ils n’en ont pas. »

    Comment les riches sont devenus riches

    Zitelmann examine ensuite le nombre de millionnaires en dollars pour voir leur répartition géographique. Bien qu’il avertisse que la mesure est compliquée et que les chiffres varient selon la source, il propose une classification. Il n’est pas surprenant que le premier pays de la liste soit les États-Unis, avec 6,6 millions de millionnaires. Viennent ensuite le Japon (3,5 millions), l’Allemagne (1,5 million) et la Chine (1,5 million). Mais comment sont-ils devenus riches ?

    La première conclusion importante du livre est qu’il n’y a pas de raccourcis pour construire la richesse. « La plupart des riches construisent leur patrimoine par le biais de l’entrepreneuriat », soutient Zitelmann. Cela peut sembler évident, mais il est bon de rappeler que « les personnes qui travaillent de manière indépendante, en tant qu’autonomes, avec leur propre entreprise ou projet économique, ont beaucoup plus de chances d’accumuler des revenus élevés que celles qui travaillent pour un employeur. »

    Et tout comme il n’y a pas de raccourcis, il n’existe pas de chemins balisés. Les exemples parlent d’eux-mêmes. Elon Musk s’est enrichi en tant qu’entrepreneur avec Tesla — bien qu’il ait déjà connu le succès avec PayPal. Bernard Arnault a bâti sa fortune en tant qu’entrepreneur avec des marques de luxe telles que LVMH. Jeff Bezos a réussi en créant Amazon. Le seul investisseur figurant dans le top dix est Warren Buffett, dont la carrière semble également difficile à imiter.

    Pour ceux qui souhaitent se lancer, Zitelmann leur offre peut-être une nouvelle encourageante : la formation universitaire ne semble pas être un facteur déterminant du succès. Les cas de Michael Dell (Dell), Richard Branson (Virgin), Steve Jobs (Apple) ou Reinhold Würth (Groupe Würth) illustrent le fait qu’il est possible de créer une grande fortune sans terminer un diplôme universitaire.

    Comment être un bon entrepreneur

    Il est tentant d’imaginer le parcours de quelqu’un qui conçoit une idée prometteuse, se consacre à son développement et, après un nombre indéterminé de phases et d’étapes, finit par forger une grande richesse. C’est ici que Zitelmann offre l’un de ses conseils les plus précieux, basés sur sa propre expérience : avant de vous lancer dans l’entrepreneuriat et de tout quitter, testez votre idée comme un emploi secondaire. En d’autres termes, combinez votre entreprise naissante avec votre emploi actuel.

    « La qualité de l’idée est le facteur clé du succès. » De plus, l’auteur présente certaines des caractéristiques d’un bon entrepreneur, telles que les a établies le professeur de l’Université Libre de Berlin, Günter Faltin :

    • Développer un avantage concurrentiel qui soit immédiatement évident aux yeux des clients potentiels.
    • Rester au moins un pas devant tout imitateurs éventuels.
    • Protéger l’idée d’entreprise contre l’obsolescence économique ou technologique.
    • Minimiser les coûts financiers.
    • Faire du marketing une partie intégrante des processus de conception.

    Comment sont les riches

    Une autre conclusion intéressante de Liberté financière est que, si vous voulez être riche, vous devez être un bon vendeur. Ce n’est pas un secret que, dans toute entreprise, les personnes qui se consacrent à la vente sont celles qui ont les revenus les plus élevés. Selon l’auteur, les salaires élevés compensent les nombreux refus qu’ils reçoivent, mais la plus grande rémunération « reflète également le manque relatif de ‘sécurité’ inhérent à cette activité (…) Personne ne se soucie des chiffres de vente d’‘hier’, seul le rendement ‘aujourd’hui’ compte. »

    Les bons vendeurs se caractérisent généralement par une série de traits qu’il est bon de « développer à un niveau élevé. »

    • Caractère agréable
    • Compétences exceptionnelles en réseautage
    • Grande tolérance à la frustration
    • Niveaux élevés d’empathie
    • Bon niveau de confiance en soi
    • Expertise technique

    De plus, Zitelmann fait référence à une étude menée en 2018 par six économistes et psychologues allemands, qui ont interrogé 130 personnes riches. Ils ont identifié cinq traits communs :

    • Ouverture à de nouvelles expériences ;
    • Conscienciosité, dans le sens d’être méticuleux ;
    • Extraversion ;
    • Neuroticisme, c’est-à-dire nervosité et préoccupation constante concernant ce qui pourrait mal tourner ; et
    • Gentillesse.

    L’importance de se fixer des objectifs

    Comme on pouvait s’y attendre, le chemin vers la richesse est loin d’être simple. En plus des réflexions que nous avons abordées jusqu’à présent, Zitelmann propose une recommandation clé pour commencer ce parcours : établir des objectifs clairs et les mettre par écrit. La première étape consiste à définir un objectif général pour les dix prochaines années — par exemple, gagner 100 000 euros — et à le diviser « en étapes plus modestes qui devront être atteintes d’année en année. »

    La difficulté vient ensuite. L’auteur plaide pour « programmer votre subconscient » afin d’atteindre ces objectifs. « Il est important de convaincre votre propre subconscient que vos objectifs financiers sont à la fois souhaitables et réalisables (…) Vous n’avez pas besoin de savoir exactement comment atteindre ces objectifs, il vous suffit de savoir où vous voulez aller. Cela vous fournira une boussole interne qui vous guidera dans la bonne direction. »

    Zitelmann répond ensuite au scepticisme prévisible que ces considérations suscitent. L’auteur considère, d’une part, que la plupart des gens ne se fixent pas d’objectifs ambitieux et ne pratiquent pas de techniques mentales leur permettant de les atteindre. Il cite une étude de l’auteur américain Thomas Corley sur les personnes riches et pauvres : « 62 % des personnes riches ont déclaré se concentrer sur la réalisation de leurs objectifs chaque jour, contre 6 % des personnes pauvres qui affirmaient faire de même. » Deux personnes riches sur trois ont également déclaré avoir écrit leurs objectifs.

    Il est indéniable que, sans changer notre façon de penser, il est impensable de modifier notre trajectoire et encore moins d’aboutir à un avenir de richesses. Alors, affirme Zitelmann, pourquoi ne pas essayer ?

  • Ne jouez pas avec votre argent : découvrez votre stratégie d’investissement parfaite

    Ne jouez pas avec votre argent : découvrez votre stratégie d’investissement parfaite

    Dans un monde où les finances personnelles et l’investissement sont devenus des sujets de plus en plus courants, trouver un manuel, parmi tant d’autres, qui puisse réellement clarifier vos idées est un véritable défi. Cependant, le livre Faites fructifier votre argent, de Daniel Lacalle, économiste en chef chez Tressis et l’une des voix les plus respectées dans le domaine financier, se présente comme un phare de clarté au milieu de tant d’informations. Il faut préciser que ce n’est pas un livre pour les débutants, mais il est essentiel pour résoudre certains doutes et se libérer de certaines craintes avant de commencer à investir.

    Dès les premières pages, Lacalle nous rappelle une notion fondamentale : Il n’y a pas d’investisseurs infaillibles. Certains professionnels apprennent de leurs erreurs et gardent leur calme face aux difficultés. Cette affirmation est le point de départ d’une philosophie qui nous invite à apprendre de nos échecs et à rester calmes face à la volatilité du marché. Une leçon qui est devenue le pilier sur lequel l’économiste fonde son approche des finances personnelles.

    Une fois que vous commencerez à changer les mythes intériorisés sur l’investissement, comme l’a fait l’auteur, vous commencerez à comprendre le monde des investissements différemment, tout en répétant un mantra : il ne faut pas jouer avec les économies qui ont exigé des efforts. Autrement dit, comme il le mentionne lui-même dans ce livre, Ayez autant de respect pour votre argent que pour votre vie. Car il fait partie de votre vie. Prendre la décision d’investir votre argent est important, mais il est encore plus important de savoir ce que vous en faites et comment vous le faites.

    3 erreurs courantes et comment les éviter

    Après avoir pris en compte cette leçon, il faut tenir compte de quelques erreurs fréquentes que l’auteur a pu rassembler après s’être trompé et avoir réussi au cours de sa longue carrière.

    1. Soyez réaliste quant à votre tolérance au risque

    De nombreux investisseurs surestiment leur capacité à supporter les pertes, ce qui peut entraîner des décisions précipitées et un état d’inquiétude bien plus important que ne devrait provoquer cette stratégie pour faire fructifier votre argent. Il est crucial de connaître nos véritables limites et d’ajuster les investissements en conséquence. Pour cela, la clé est de construire un portefeuille qui non seulement s’aligne sur nos objectifs financiers, mais qui soit également compatible avec notre capacité à tolérer la volatilité et les pertes possibles sur les plans économique et personnel. De cette manière, nous pouvons prendre des décisions plus éclairées et moins chargées émotionnellement.

    2. Méfiez-vous de ceux qui vous garantissent le succès

    La deuxième leçon est : méfiez-vous des investisseurs qui promettent un succès garanti. L’investissement est un domaine dans lequel il n’existe pas de garanties absolues, et le risque fait partie intégrante du processus. Lacalle nous rappelle que la capacité à apprendre de nos erreurs et à nous adapter est plus précieuse que toute promesse de succès instantané.

    3. Ne pensez pas qu’il faut battre le marché

    Enfin, la troisième leçon est : ne pensez pas qu’il faut battre le marché. L’objectif doit être de réaliser un rendement solide et durable en fonction de nos propres objectifs financiers et de notre profil de risque. La pression de battre le marché peut conduire à des décisions risquées et à une gestion de portefeuille moins stratégique. Lacalle préconise une approche plus équilibrée, dans laquelle la cohérence et l’alignement avec nos objectifs personnels priment sur la concurrence constante avec les indices de référence du marché.

    Types de stratégies : des plus conservatrices aux plus agressives

    En plus d’anticiper les éventuels revers, l’auteur explore également des stratégies allant des plus conservatrices aux plus agressives, tout en soulignant l’importance d’une gestion disciplinée et bien informée. Cette approche permet au lecteur de non seulement comprendre les concepts théoriques, mais aussi de les appliquer de manière pratique dans sa propre vie financière. Les stratégies que l’auteur présente ne sont pas des formules magiques, mais des approches réfléchies qui invitent à réfléchir à la relation entre risque et récompense et à la manière d’adapter nos décisions d’investissement à nos circonstances personnelles.

    1. Diversification

    Parmi les idées de Lacalle, il convient de souligner son interprétation de la diversification, comme une technique qui nous protège contre l’incertitude. Dans un monde où les marchés évoluent rapidement, diversifier ne minimise pas seulement les pertes, mais maximise également les opportunités de gains dans différentes conditions de marché, en se référant à la fois à la variété d’actifs et à la diversification temporelle. De plus, à titre de soutien, l’auteur offre des conseils sur la manière de garder son calme en période de volatilité et sur la manière de cultiver la patience, une qualité essentielle pour garantir le succès à long terme.

    2. Investissement basé sur la valeur

    Une autre des stratégies que Lacalle présente est l’investissement basé sur la valeur. À ce stade, l’auteur approfondit la manière d’identifier les entreprises aux fondamentaux solides, qui, bien qu’elles puissent être sous-évaluées à court terme, ont un potentiel de croissance à long terme. Cette méthodologie repose sur la patience et une recherche approfondie, invitant l’investisseur à ne pas se laisser influencer par les modes du marché ou les émotions momentanées.

    3. L’investissement en revenu fixe

    L’investissement en revenu fixe est une autre des méthodologies analysées dans le livre. Bien qu’il soit souvent perçu comme moins excitant que le revenu variable, le revenu fixe peut fournir des revenus constants et une plus grande sécurité, notamment en période d’incertitude, même si, comme toutes ses variables, il comporte des risques.

    Cependant, en plus de tout cela, une idée de Lacalle qui mérite d’être soulignée est d’encourager les lecteurs à adopter une vision plus large du marché, en tenant compte d’autres circonstances telles que les changements dans les politiques gouvernementales ou les conditions économiques mondiales, car elles peuvent nous aider à avoir une vision plus large et plus informée et nous aideront toujours à garder le contrôle de nos mouvements, même si nous bénéficions de l’aide d’experts.

    En définitive, avec un style clair, direct et sans détour, Daniel Lacalle offre une vision globale et bien fondée du monde des investissements, présentant une approche qui combine théorie économique, stratégies d’investissement et sagesse. Sans aucun doute, ce livre est une ressource pratique pour toute personne souhaitant gérer son argent avec intelligence et prudence, parfait pour figurer sur l’étagère de tout investisseur qui veut s’y prendre sérieusement.

  • Le guide ultime pour gérer vos finances sans perdre la tête

    Le guide ultime pour gérer vos finances sans perdre la tête

    Natalia de Santiago, une experte en finance reconnue avec des années d’expérience dans le secteur, nous donne une leçon sur la gestion de nos finances dans son livre Invierte en ti. Avec une approche pratique, agréable et accessible, l’auteure nous fournit des outils et des stratégies pour améliorer notre relation avec l’argent et surtout être réalistes et cohérents avec notre situation financière.

    En utilisant un exemple proche de la réalité avec une famille nombreuse de classe moyenne, l’auteure explique en termes simples aux novices (et moins novices) ce que vous devriez savoir pour améliorer votre santé financière. En commençant par les techniques les plus efficaces pour l’épargne et l’investissement, jusqu’à gérer votre économie de manière plus responsable, ce livre vous donnera les clés nécessaires pour commencer à organiser votre avenir financier avec confiance et sans désespoir.

    1. Les fondations de l’éducation financière

    La première leçon que nous abordons est que nous n’avons pas besoin d’un grand salaire ni de nous priver de petits luxes pour pouvoir obtenir un portefeuille d’épargne, tout ce dont nous avons besoin est de contrôler nos dépenses, d’enregistrer méticuleusement les données et d’être cohérents avec notre situation économique.

    Le premier conseil que vous devriez appliquer est : commencez à structurer votre Excel. Comme le recommande Natalia, consacrez une heure par mois ou même cinq minutes par semaine pour noter toutes les dépenses des derniers jours avec leurs catégories correspondantes, sans regrouper des critères sans rapport entre eux. De cette manière, une fois que vous aurez fermé un plan pour un an, vous pourrez faire des estimations pour l’année suivante en fonction de ce que vous attendez de chaque dépense, ce qui sera beaucoup plus facile.

    2. Épargne intelligente

    Au départ, les experts recommandent d’épargner 20 % de votre salaire, mais en réalité, cela ne sera pas accessible à tout le monde. Néanmoins, dans les possibilités de chacun, vous devriez fixer un pourcentage et le réserver de préférence en début de mois, car cela coûte généralement moins. Comme pour tout, vous apprendrez quel est le plan parfait pour vous au fur et à mesure que vous réajusterez, année après année. Cependant, gardez à l’esprit que la clé pour maintenir les bases de notre santé financière est l’habitude d’épargner.

    Pour établir l’épargne comme partie de notre routine, une première étape pourrait être de fixer des objectifs réalistes, pour réserver via des objectifs à court ou moyen terme, un minimum qui nous évite des surprises. Si vous vous demandez combien devrait être ce minimum, Natalia de Santiago estime que l’équivalent de six mois de votre salaire devrait suffire pour avoir un bon coussin, en tenant également compte d’autres questions importantes comme le plan de retraite.

    3. Investissement et création de patrimoine

    Une fois que votre budget est bien établi et que vous remplissez les trois premiers points nécessaires comme base pour stabiliser votre plan d’épargne : le coussin d’urgence (en prévention des imprévus), le futur (même si vous êtes jeune) et les objectifs à moyen terme (un voyage ou un événement), il est temps de les augmenter, c’est-à-dire de commencer à investir pour mieux vivre.

    Ici, de nombreux facteurs importants doivent être pris en compte : où investir votre argent, combien de risques vous êtes prêt à tolérer, si vous devez considérer une option sûre ou diversifier…

    D’autre part, comme le titre du livre nous l’indique, gardez à l’esprit qu’investir en vous ne sera jamais une perte, que ce soit dans l’éducation ou en prenant soin de votre santé. En fait, cela peut être une grande économie et un investissement pour l’avenir si nous le considérons comme une option pour continuer à grandir avec l’objectif d’augmenter votre valeur, d’être réceptif à de meilleures options et de vous rendre difficile à remplacer.

    4. Le pouvoir de l’éducation continue

    Une fois que vous décidez comment et où investir vos économies, vous devez prendre en compte quelques points : commencez par investir l’argent dont vous n’aurez pas besoin à moyen terme, faites des recherches et ne vous laissez pas emporter par les tendances, même si elles semblent fiables. Informez-vous des frais que vous payez, créez une stratégie d’investissement à long terme, un portefeuille diversifié, et restez informé, même si vous prenez conseil auprès de ceux qui s’y connaissent le mieux.

    Savoir de quoi vous parlez rend plus facile de trouver une option plus rentable avant d’accepter quelque chose à la légère. Idéalement, vous devriez comparer au moins trois offres avant d’accepter quoi que ce soit.

    5. Bien-être financier et personnel

    Une bonne gestion de l’argent peut non seulement nous aider à avoir une meilleure économie, mais aussi nous soulager d’un grand fardeau mental, réduire le stress et nous permettre de vivre beaucoup plus sereinement, tout en étant conscients de nos possibilités.

    En ce sens, Natalia reconnaît que vous n’avez pas besoin de mettre en pratique tous ses conseils à la fois ni que votre santé financière s’améliorera du jour au lendemain après avoir lu ce guide. Cependant, commencer à vous informer et à mettre ces étapes en pratique dès que possible, avec ordre et patience, est déjà un grand pas et un bon investissement de votre temps qui vous mènera à un moment donné à une plus grande stabilité et liberté économique.

  • Comment les investissements dans Urbanitae sont imposés en 2026

    Comment les investissements dans Urbanitae sont imposés en 2026

    Contenu mis à jour pour la campagne de l’impôt sur le revenu 2025, dont la période de déclaration s’étend du 8 avril au 30 juin 2026.

    L’une des questions les plus fréquentes parmi les investisseurs d’Urbanitae concerne la fiscalité : quels impôts faut-il payer sur les bénéfices obtenus dans les projets et comment ceux-ci apparaissent-ils dans la déclaration fiscale.

    La réponse courte est que cela dépend de plusieurs facteurs. Une personne physique n’est pas imposée de la même manière qu’une personne morale, et un projet de dette ne fonctionne pas exactement comme un projet d’equity. Il convient également de distinguer deux concepts souvent confondus : la retenue à la source et l’imposition finale.

    Dans la plupart des cas, si vous investissez en tant que personne physique résidente en Espagne, les revenus obtenus via Urbanitae s’intègrent dans la base de l’épargne de l’IRPF (impôt sur le revenu des personnes physiques), et de nombreux paiements font l’objet d’une retenue de 19 %. Mais cela ne signifie pas nécessairement que votre imposition finale restera à ce pourcentage.

    Retenue et imposition : ce n’est pas la même chose

    C’est le premier point qu’il convient de clarifier.

    Lorsqu’une société verse des intérêts ou distribue des bénéfices, elle peut pratiquer une retenue à la source à titre d’acompte. Cette retenue constitue une avance sur l’impôt qui sera ensuite régularisée dans la déclaration de revenus.

    Par exemple, si vous devez percevoir 100 euros de bénéfice et qu’une retenue de 19 % est appliquée, vous recevrez 81 euros nets, et les 19 euros restants seront versés à l’administration fiscale en votre nom. Plus tard, lors de la déclaration, ces revenus seront ajoutés à votre base de l’épargne et il sera vérifié si cette retenue couvrait déjà l’impôt dû ou si vous devez encore verser un complément. La retenue générale de 19 % sur ce type de revenus est prévue par la réglementation fiscale.

    C’est pourquoi, même si dans de nombreux cas une partie de l’impôt a déjà été payée à l’avance, l’imposition finale dépend de votre situation fiscale globale.

    Comment sont imposés les investissements dans Urbanitae si vous êtes une personne physique

    Si vous investissez en tant que personne physique ayant sa résidence fiscale en Espagne, la situation la plus courante est que les revenus obtenus via Urbanitae soient imposés à l’IRPF, dans la base de l’épargne.

    Projets de dette : les intérêts sont imposés

    Dans les projets de dette, le rendement perçu par l’investisseur prend la forme d’intérêts. Ces intérêts sont imposés comme revenus du capital mobilier.

    La logique est simple : si vous investissez 1 000 euros et récupérez 1 100 euros, les 1 000 euros de principal ne sont pas imposés ; ce qui est imposé, ce sont les 100 euros d’intérêts. Une retenue préalable de 19 % s’applique normalement à ce rendement.

    Projets d’equity : en règle générale, les bénéfices distribués sont imposés

    Dans les projets d’equity, l’investisseur participe au capital d’une société véhicule et peut percevoir des bénéfices lorsque le projet distribue ses résultats ou est liquidé. En pratique, lorsque ce retour prend la forme d’un dividende ou d’une participation aux bénéfices, il est généralement lui aussi imposé dans la base de l’épargne de l’IRPF.

    Là encore, le principe général est le même : ce n’est pas le remboursement du capital apporté à sa valeur nominale qui est imposé, mais le rendement généré par l’investissement.

    Quels taux s’appliquent dans la base de l’épargne

    Pour la campagne correspondant à l’exercice 2025, dont la déclaration s’effectue entre le 8 avril et le 30 juin 2026, la base de l’épargne est imposée par tranches.

    L’échelle applicable comprend les taux suivants :

    • 19 % jusqu’à 6 000 euros
    • 21 % entre 6 000 et 50 000 euros
    • 23 % entre 50 000 et 200 000 euros
    • 27 % entre 200 000 et 300 000 euros
    • 30 % au-delà de 300 000 euros

    Cela signifie que la retenue initiale de 19 % ne coïncide pas toujours avec l’imposition finale. Si, au cours de l’année, vous avez obtenu d’autres revenus de l’épargne – par exemple des intérêts, des dividendes ou des plus-values –, une partie peut finalement être imposée à des taux plus élevés.

    Ce qui se passe généralement lors de la déclaration

    Dans la plupart des cas, si la retenue a été correctement appliquée, cette information apparaît déjà dans les données fiscales ou dans le projet de déclaration.

    Il peut arriver que le nom affiché ne corresponde pas exactement au nom commercial du projet, car l’administration fiscale fait généralement apparaître la société payeuse et non la dénomination commerciale avec laquelle l’investisseur identifie l’opération. Malgré cela, il est normal que la retenue soit déjà correctement imputée, et qu’il suffise de vérifier les données avant de valider la déclaration.

    L’exception importante en equity : le boni de liquidation

    Il existe une exception qu’il est utile de connaître, car elle modifie sensiblement la mécanique fiscale.

    Dans certains projets d’equity, le retour à l’investisseur peut ne pas prendre la forme d’un dividende, mais d’un boni de liquidation. Dans ce cas, il peut arriver qu’aucune retenue préalable ne soit appliquée, car pour calculer correctement le revenu imposable, il est nécessaire de tenir compte de la valeur et de la date d’acquisition de l’investissement.

    En pratique, cela signifie que si vous avez investi, par exemple, 500 euros et qu’au moment de la liquidation de la société vous recevez 530 euros au titre du boni de liquidation, il est possible qu’aucune retenue n’ait été pratiquée au moment du paiement. Ce sera alors à vous d’indiquer dans votre déclaration la date de l’investissement, le montant investi, la date du remboursement et le montant perçu, afin que le logiciel calcule la plus-value correspondante.

    Ce n’est pas le cas le plus fréquent, mais c’est l’un de ceux qui suscitent le plus de doutes, précisément parce qu’il rompt avec la logique habituelle du « on m’a retenu l’impôt et tout apparaît déjà dans le brouillon ».

    Et l’impôt sur la fortune ?

    Outre l’IRPF, certains contribuables peuvent être tenus de déclarer leurs investissements au titre de l’impôt sur la fortune et, le cas échéant, de l’impôt temporaire de solidarité sur les grandes fortunes, qui demeure en vigueur.

    Dans ce cas, l’investissement dans Urbanitae fait partie du patrimoine du contribuable au même titre que n’importe quel autre actif. Ce qui importe ici, ce n’est pas tant une règle spécifique à la plateforme que l’obligation générale de déclarer les biens et droits composant le patrimoine lorsque les seuils légalement établis sont dépassés.

    Comment sont imposées les personnes morales

    Si l’investissement est réalisé par l’intermédiaire d’une société, on ne parle plus d’IRPF, mais d’impôt sur les sociétés.

    En règle générale, les intérêts et bénéfices obtenus s’intègrent dans l’imposition ordinaire de l’entité. En outre, certains paiements peuvent également faire l’objet d’une retenue préalable.

    La principale particularité apparaît dans certaines opérations d’equity. Lorsque les conditions légales sont remplies – notamment, de manière générale, une participation d’au moins 5 % –, l’exonération destinée à éviter la double imposition sur les dividendes et participations aux bénéfices peut s’appliquer. Cette exonération est, en règle générale, de 95 %.

    Dit simplement : si une société mère détient une participation significative dans une autre société qui a déjà payé l’impôt sur ses bénéfices, la loi évite que ces mêmes bénéfices soient à nouveau intégralement imposés lorsqu’ils remontent à la société mère.

    Existe-t-il un différé fiscal comme dans les fonds ?

    Non.

    Les investissements dans Urbanitae ne bénéficient pas du régime de transferts propre à certains fonds d’investissement. Par conséquent, lorsqu’un revenu imposable est généré, celui-ci doit être déclaré conformément aux règles générales, sans le différé fiscal qui peut exister dans d’autres véhicules d’investissement collectif.

    Que se passe-t-il si vous investissez depuis l’étranger ?

    Dans le cas des investisseurs non résidents, l’imposition dépend du pays de résidence fiscale, du type de revenu obtenu et de la convention destinée à éviter la double imposition applicable, le cas échéant. La réglementation sur l’impôt des non-résidents prévoit des règles spécifiques, et leur application concrète peut varier selon les situations.

    C’est pourquoi il convient d’éviter les généralisations : il n’existe pas de réponse unique valable pour tous les investisseurs étrangers. Si vous investissez depuis l’étranger, le plus raisonnable est d’examiner votre situation particulière avec un conseil fiscal spécialisé.

    En résumé

    Si vous investissez dans Urbanitae en tant que personne physique résidente en Espagne, la situation normale est la suivante :

    • les intérêts des projets de dette sont imposés dans la base de l’épargne de l’IRPF ;
    • les bénéfices distribués dans les projets d’equity s’intègrent également, en règle générale, dans cette base de l’épargne ;
    • de nombreux paiements font l’objet d’une retenue initiale de 19 % ;
    • et votre imposition finale dépendra du total de vos revenus de l’épargne au cours de l’exercice.

    Il convient également de retenir trois idées clés :

    • La première est que ce n’est pas le capital que vous récupérez qui est imposé, mais le bénéfice obtenu.
    • La deuxième est que la retenue à la source et l’imposition finale ne sont pas la même chose.
    • Et la troisième est que, dans certains projets d’equity, il peut y avoir des paiements sans retenue préalable, en particulier lorsque le retour prend la forme d’un boni de liquidation ; il faudra alors le déclarer manuellement.

    Avertissement final

    Cet article a un caractère purement informatif et ne constitue pas un conseil fiscal individualisé. La fiscalité d’un investissement peut varier en fonction de la résidence fiscale de l’investisseur, de sa situation patrimoniale, du type de revenu obtenu et de la structure concrète de l’opération. En cas de doute, il est recommandé de consulter un conseiller fiscal avant de déposer sa déclaration.